Ce matin la BoJ (Bank of Japan) a pris le contre-pied de la FED en annonçant une nouvelle mesure non conventionnelle de soutient à l’économie. Rappelons que la BoJ avait avancé sa réunion d’une dizaine de jours pour « contrer » les effets de l’intervention américaine.
Le Japon innove dans son intervention sur les marchés et ne touche ni aux taux ni directement à sa devise comme elle l’a fait par 2 fois en septembre, sans succès.
L’intervention de la BoJ consiste à racheter des actifs faibles – actions et obligations – afin d’affaiblir son système financier et donc de le rendre moins attractif pour les investisseurs. En affaiblissant ses finances, elle espère réduire la pression haussière sur le Yen.
Actuellement, pas d’effet sur cette annonce et le Yen reste relativement stable contre le dollar.
Après l’intervention de la FED mardi, l’action de la BoJ constitue le deuxième « pied de nez » aux bonnes résolutions du G20, selon lesquels les états participants n’interviendront pas sur les marchés pour soutenir leur économie.
Le quantitative easing mis en place par la FED réjouit les investisseurs, preuve en est la forte progression des indices boursiers. Pourtant de nombreuses voix s’élèvent, y compris au sein de la FED, contre une politique dont les effets bénéfiques sont loin d’être évidents à moyen/long terme. Il semble qu’en agissant de la sorte et en ignorant délibérément les accords – de principe – pris au G20, les États-Unis aient fait évoluer la guerre des taux vers une guerre financière et commerciale dans la mesure ou d’autres pays devraient suivre la voix de l’intervention avec des outils différents.

Chargement

