Il n’y a pas de solution miracle, uniquement des options pour mieux s’en sortir, que ce soit en bourse ou sur d’autres supports de placement comme l’immobilier ou les devises. Les institutionnels et grands investisseurs ont privilégié le franc suisse et l’Or cet été. Un excellent placement sur court et peut-être moyen terme. Sur plus long terme rien n’est évident mais le repli probable de la monnaie helvétique peut offrir une bonne opportunité d’achat pour ceux qui envisagent la fin de l’euro.
Immobilier
Hors finance, nous pensons que l’immobilier devrait offrir d’excellentes opportunités d’achat d’ici 12/24 mois, pour ceux qui seront liquide. On attendra de toute façon que le gouvernement définisse des règles fiscales claires et sur le long terme, en fonction du type d’investissement que l’on souhaite réaliser…
Devises
Le Forex (FOReign EXchange) est très simple dans son fonctionnement : on arbitre une paire de devises, sur le marché le plus liquide au monde. Dans la pratique c’est un marché complexe notamment par ce qu’il est soumis à la loi de l’offre et de la demande mais également à l’intervention des gouvernements. Plus exactement des banques centrales. Par exemple, en rachetant des obligations des États européens en difficulté pour faire baisser artificiellement leur rentabilité, la BCE intervient directement sur l’euro. Elle maintient sa devise dans une position forte en diminuant les risques induits par certains membres. Une intervention qui garantit effectivement un cours élevé pour l’euro alors que le nouvel euro-scepticisme ne cesse de grandir! A contrario, toutes les interventions de la la BoJ (Bank of Japan) depuis un an se sont soldées par des échecs. Plus personne ne veut du dollar, le Yen reste donc sur des niveaux élevés ce qui pénalise les exportations du Japon.
En cas de récession, certainement mondiale, les interventions des banques centrales sur leurs monnaies seront très agressives et en aucun cas coordonnées
En cas de récession, certainement mondiale, les interventions des banques centrales sur leurs monnaies seront très agressives et en aucun cas coordonnées. Dans ce sens, il nous semble risqué de parier aujourd’hui sur une devise ou une autre. Sur le court terme, elles continuent d’offrir de bonnes opportunités pour faire du trading.
Matières premières
Nous avons interrogé un trader en viande (import/export Russie/Europe/Amérique latine) sous couvert de l’anonymat.
“Les opérateurs n’ont pas bougé cet été. Personne ne voulait vendre ou acheter sans savoir dans quel sens les prix allaient s’orienter (…). Les conditions se durcissent, avec l’Amérique latine, vous vous mettez d’accord sur un prix, vous envoyez la marchandise et ensuite… votre acheteur négocie le prix! les négociations se font de plus en plus difficile même si tout le monde s’y retrouve encore. Le bon coté des choses, c’est que les banques continuent de nous suivre.”
Après la flambée des cours sur les matières premières, il semble que de nombreux opérateurs anticipent un repli conséquent. La baisse de la consommation devrait appuyer la tendance. En cas de récession, nous anticipons un effondrement des cours. Nous entendons par matière première les matières agricoles, minières ou minérales comme le pétrole. L’Or est une exception et présente des opportunités.
Stratégie Bourse
Les cours actuels offrent d’excellente opportunités. Cependant, nous pensons qu’au terme du rebond qui se profile, les marchés boursiers vont se replier sur des cours bien inférieurs. Dans cette perspective, plus vous serez liquide, plus vous gagnerez, à condition de respecter un timing précis!
Être liquide si l’euro disparait, c’est la quasi garantie de perdre beaucoup d’argent sur un retour aux monnaies nationales et en l’occurrence au Franc. Le Mark allemand devrait en revanche prendre la tête des monnaies fortes. Face à ce scenario incertain mais dont la probabilité gagne du terrain, il convient de mettre en place une stratégie judicieuse, gagnante dans tous les cas de figures.
- Diversifiez vos banques
Les banques sont sur la sellette, leur situation reste opaque et en cas de crise aggravée, on ne peut négliger la possibilité d’une banqueroute. Il apparait donc judicieux de repartir votre argent sur au moins deux banques. La Banque postale nous semble être une bonne alternative pour sécuriser une partie de ses fonds car elle n’est pas exposée sur le reste de l’Europe, à l’instar de Natixis.
- Réinvestissez vos liquidités
En investissant vos liquidités sur des actions achetées a très bas prix, vous limiterez l’effet dévaluation. Les sociétés choisies devront être saines, solides, fortement exportatrices hors Europe pour avoir une part de facturation en devises étrangères (dollar) importante, Michelin par exemple.
- Grosses capitalisations ou small & midcaps
Les petites capitalisations boursières peuvent mieux résister à une crise que certaines grosses entreprises. Leurs cours résiste mieux à la baisse que le CAC 40 car elles sont moins dépendantes des facteurs macro-économiques. En revanche elle mettent plus de temps à remonter que les grosses capitalisations boursières. Nous pensons qu’il y a ici d’excellentes opportunités à venir, notamment sur des titres tel que Metabolic Explorer ou Aurea
Pour les Blue chips (grosses capitalisations) françaises, on considérera des Groupes tels que Total, Air liquide, Michelin. Le secteur automobile reste un bon choix avec Peugeot, Renault, Faurecia … Cependant nous pensons que les valeurs allemandes sont à privilégier. Elle souffriront de ne pas pouvoir écouler leur production à l’export mais seront également les premières à repartir.
Nous n’avons pas de compétences particulière sur le marché allemand. Nous avons cependant constitué un portefeuille de valeurs à suivre et nous nous donons quelques mois pour les apprivoiser. A suivre dans nos prochains articles.
Pour résumer, profiter du rebond pour liquider, observer et réfléchir. Profiter du grand plongeon pour placer son argent avec une perspective d’excellents retours sur 2,3 , 4 ans!!! Une étape intermédiaire consiste à investir sur l’Or (lire notre article à paraitre sur l’Or). Pour les investisseurs actifs prêts à prendre un peu plus de risques sur court terme, les trackers ETF avec effet de levier (200% a 500% en général) sur le CAC 40 par exemple (LVC réplique la performance quotidienne du CAC 40 multiplie par 2). Le trading de CFD est une autre alternative pour couvrir ses positions à la baisse par exemple. Le trading de CFD permet de disposer d’instruments précis pour suivre les marchés. D’autre part, il permet d’appréhender les marchés financiers dans leur ensemble (interaction indices boursiers, devises, or, pétrole …) et surtout d’être plus réactif.
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