Encéphalogramme plat depuis 2 jours sur les marchés boursiers européens. Les investisseurs attendaient la FED ou tout au moins des indications quant à une future intervention. Ils en ont été pour leurs frais mais n’ont pour autant pas capitulé en Europe alors qu’en revanche les marchés américains se sont -légèrement- repliés.
Le grand rendez-vous reste donc ce jeudi avec la BCE. Les déclarations de Mario Draghi selon lesquelles la Banque centrale européenne était prête à sortir le “bazooka” pour sauver l’euro ont fait mouche la semaine dernière, alors que les marchés testaient -à juste titre!- des niveaux de support critiques. Ces déclarations ont permis aux marchés de rebondir clairement (prudence, les volumes sont très faibles et amplifient les mouvements!) avant de se stabiliser et d’évoluer dans un canal étroit depuis 2 jours. Pas de pression vendeuse donc depuis 2 jours et des investisseurs prêts à bondir sur les achats aux premiers mots du Président de la BCE.
A contre tendance nous maintenons notre perspective baissière. Le Président de la BCE, comme celui de la FED, n’ont cessé de clamer que leur rôle était limité, arguant que dorénavant seuls les politiques pouvaient sauver l’euro. La situation est grave -Espagne! entre autre – et appelle donc des mesures extraordinaires. Pourtant nous pensons qu’il ne s’agit ici que d’une nouvelle étape dans la gestion de la crise, une étape qui peut effectivement amener un peu d’euphorie sur les marchés mais qui au final, comme toutes les précédentes, n’évitera pas l’aggravation de la situation sur moyen terme. Si tant est que la BCE soit réellement en mesure de dégainer à la hauteur des nombreuses espérances utopiques des marchés. Un bémol a notre scepticisme : Mario Draghi joue très gros aujourd’hui – et l’Europe – , on peut donc estimer que ses déclarations ne resterons pas sans suite…
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