Encéphalogramme plat sur la plupart des marchés après la déception provoquée par Mario Draghi le Président de la BCE. Non seulement la Banque centrale n’a pas annoncée de mesure miracle mais son Président a dressé un tableau particulièrement inquiétant de l’économie européenne. En parallèle, la Chine a renforcé les inquiétudes des marchés en annonçant une baisse des son taux directeur. Et pourtant, les investisseurs restent confiants avec une absence flagrante de pression vendeuse.
Les investisseurs absorbent en effet toutes les mauvaises nouvelles avec une grande indifférence, telle que la baisse de l’activité des services aux États Unis (ISM), soit 3/4 de l’économie. La tendance est plutôt de se raccrocher à la moindre anomalie positive telle que la baisse des inscriptions au chômage (enquête ADP), à confirmer ce vendredi avec la publication des chiffres du mois de juin.
Alors simple pause dans le rallye boursier ou premières d’une nouvelle chute des marches ? réponse à 14:30 avec l’emploi américain. Techniquement, les graphiques ne donnent aucun signal mais il est probable que quelque soit le résultat l’optimisme l’emporte. Un mauvais chiffre relancera la question d’une nouvelle intervention monétaire de la FED – Q3 - à la grande satisfaction des opérateurs; un bon chiffre relancera la thèse selon laquelle l’économie américaine rebondit durablement depuis quelques mois malgré les déceptions de ces dernières semaines.
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