La Chine a dernièrement élargie la marge de fluctuation de sa devise contre le dollar (de 0,5% à 1%). Objectif clair : accéder à terme au statut d’économie de marché. Objectif politique : détendre les relations avec les États-Unis qui accusent le gouvernement chinois de maintenir artificiellement le Yuan trop bas. Ce changement de cap bénéficie à l’euro dans la mesure il y a moins de pression contre le dollar (contre Yuan).
Au cours des dernières semaines, l’euro a résisté à tous les mouvements baissiers en préservant le seuil psychologique des 1,30. Le nouvel épisode de la mauvaise saga grecque – et ses conséquences sur le reste de l’euro-zone – a fait plonger la devise européenne sous ce niveau, plus bas 1,2640 à 20 pts de notre objectif (1,2620). Sur court terme on peut s’attendre à un rebond artificiel de la devise européenne dans la mesure ou les cambistes vont certainement anticiper un Q3 aux États-Unis. Ils ne seront pas clairement acheteurs mais les 1,26/1,27 devraient constituer une zone de support forte. On retiendra cependant que récemment, 3 des membres de la FED ont créé un sentiment de défiance sur la politique poursuivie par Obama, en indiquant que sa poursuite conduirait le pays à une crise budgétaire grave. Dans ce contexte, même si les alliances politiques internationales se créent entre les partisans de la relance par la dépense (Obama et Hollande), un Q3 américain pourrait perturber un peu plus les marchés.
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Nous pensons que l’interventionnisme omniprésent sur les devises américaine et européenne, cumulé à la plus grande incertitude – quant à l’ampleur – sur les effets d’une sortie grecque de la zone euro, relègue toute prise de position au simple pari. Pour cette raison nous restons en dehors de ce marché pour le moment et restons très circonspect sur toute prévision, en dehors de nos alertes twitter quotidiennes.
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