L’Italie annonce qu’elle pourrait finalement avoir recours à l’aide européenne pour contrer la montée des taux auxquels le pays emprunte sur les marchés. Une nouvelle accueillie favorablement et qui permet à l’euro de rebondir contre le dollar. En demandant son renflouement, l’Italie réduit ainsi son déficit et c’est ce verre d’eau à moitié plein que regardent les investisseurs. L’envers du décor : un 6e pays européen renfloué avec en parallèle des perspectives économiques dégradées pour les mois à venir. Hors rappelons-le, les budgets et plans de relance des differents pays européens sont basés sur des perspectives “optimistes”.
En parallèle également, la Chine dont le rythme de croissance est régulièrement revu à la baisse depuis 3 mois compte tenu de l’impact de la crise européenne. Le gouvernement chinois tente d’enrayer la tendance en jouant sur ses taux monétaires mais il est probable que d’autres mesures d’intervention seront prises d’ici l’automne, avec un impact négatif sur les marchés.
Pourtant, le plus inquiétant reste la saison des résultats d’entreprises. Les opérateurs anticipent de mauvais chiffres et les avertissements devraient s’enchainer. Ce à quoi il faut ajouter les elections américaines dont l’approche amène traditionnellement une période d’accalmie chez les opérateurs. Et pourtant, à la veille d’un repli significatif des marches, il semble que les opérateurs ont pris le parti de consommer sans se soucier de l’addition.
Comment expliquer dans ces conditions la forte résistance des marchés? Eh bien il faut d’abord considérer qu’il y a peu d’intervenants sur les marchés – les faibles volumes donnent de l’ampleur aux mouvements - et que la plupart se positionnent a court terme sur des opérations de day trading. De quoi déconcerter les petits investisseurs, long terme, bon père de famille et pourtant il convient de ne pas céder. Nous maintenons notre perspective baissière sur moyen terme et nous pensons que les mouvements de hausse, rallyes peu justifies, doivent être avant tout l’occasion de liquider des positions pour un repositionnement sur des niveaux inférieurs. Compte tenu de l’ambiance générale sur les marchés, notre position s’inscrit à contre-tendance mais nous l’assumons! N’avons-nous pas en 2011, à contre tendance pendant 5 mois, fortement déconseillé d’investir en bourse – long terme-, jusqu’au plongeon de l’été…
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